Le ball Trap

Un peu d’histoire…

chasse-cro-magnon
La pratique du tir est fondamentalement liée à l’homme. Depuis son origine, l’homme a dû apprendre à viser puis à tirer afin de trouver sa pitance.

Le « Cro-magnon tirailleur », avant même d’apprendre à domestiquer le feu, a dû s’exercer aux jets de pierres de sagaies puis au tir à l’arc afin de se nourrir. Cette action primitive, visant à subvenir à un besoin primaire a connu, au fil des millénaires, un succès toujours croissant. Même si certaines pratiques comme le jet de pierres ont énormément évoluées pour devenir lancer de poids, d’autres comme le tir à l’arc ou à l’arbalète ont gardé la même base.

Evidemment l’évolution de la technique et des matériaux ont permis le perfectionnement des outils. Mais la plus grande évolution a été la découverte de la poudre noire : Canons et armes à feu ont alors pris une importance considérable dans le rapport de l’homme face au tir. Grâce aux premiers systèmes mécaniques d’allumage de la charge de poudre, les hommes, alors nommés arbalétriers, ont pu se rassembler et s’affronter dans des concours de tir.

Toute notion guerrière occultée, le tir qui nous intéresse ici, devenu tir sportif au sens noble du terme (se confronter à soi-même, et aux autres par le biais d’une cible) a pris naissance en pleine guerre de cent ans. Le roi Charles V recommanda alors la pratique officielle de l’arbalète comme « essentiellement propre à développer la force et l’adresse ».

Longtemps itinérants, sous la forme de « ballots de paille » ou de kermesse , le ball-trap s’est ensuite organisé en clubs, puis en deux fédérations (Fédération française de tir et fédération française de ball-trap) ; et bien qu’il soit souvent assimilé à la chasse ou à son entrainement, il n’en reste pas moins une vraie discipline de tir.